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L’Association canadienne pour centres antipoison et toxicologie clinique

Créée en 1982, l’Association canadienne pour centres antipoison et toxicologie clinique (anciennement appelée Association canadienne des centres antipoison) offre un forum centralisé et bénévole pour la communication, l’information et l’échange d’idées entre les cinq centres antipoison du Canada.

Bien que ses membres soient principalement des professionnels travaillant dans les centres antipoison, d’autres membres sont également présents :

Les centres antipoison du Canada

Créés dans les années 1980 et 1990 pour répondre aux demandes de renseignements du public sur l’exposition aux poisons, les cinq centres actuels ont pris le relais des lignes téléphoniques antipoison des services d’urgence locaux.

Si à l’origine les appels aux centres provenaient du public, au fil des ans, les prestataires de soins de santé en sont venus à compter sur l’expertise toxicologique du personnel des centres antipoison pour les aider à prendre en charge les patients empoisonnés qui se présentent dans les établissements de santé du pays.

Chaque centre s’efforce de respecter les critères de certification établis par l’America’s Poison Centers. Les infirmiers autorisés et les pharmaciens qui répondent aux lignes d’information dans chacun de ces centres canadiens peuvent obtenir la certification de spécialiste en information antipoison. Découvrez comment devenir un spécialiste certifié en information antipoison.

Rapports annuels des centres antipoison pancanadiens 

Les rapports annuels des centres antipoison pancanadiens présentent les données des cinq centres antipoison du Canada et mettent l’accent sur le rôle essentiel de ces centres dans la prévention des empoisonnements. Ces rapports sont publiés par l’Association canadienne des centres antipoison et de toxicologie clinique (ACCATC), Santé Canada et Parachute, l’organisme caritatif canadien voué à la prévention des blessures au niveau national. 

Rapport annuel pancanadien 2022 des centres antipoison

Principales conclusions

  • En 2022, les centres antipoison du Canada ont traité 206 586 cas d’exposition.
  • Environ le tiers des cas d’exposition concernaient un enfant âgé de 5 ans et moins.
  • La majorité des cas d’exposition (67,2 %) étaient des incidents involontaires.
  • Les cas soupçonnés d’exposition liés à un empoisonnement volontaire pour se causer du tort ont augmenté d’environ 5 % par rapport à 2021.
  • Les substances en cause les plus fréquentes étaient les analgésiques et les médicaments utilisés pour traiter les troubles de santé mentale, notamment les antidépresseurs.
  • Les données et l’expertise des centres antipoison ont mené à la publication, par l’Agence de la santé publique du Canada, de deux avis publics et d’un avis de santé publique. Ceux-ci portaient sur les risques associés à l’utilisation inadéquate des solutions des trousses de test antigénique rapide de la COVID-19, à la pénurie d’ibuprofène et d’acétaminophène pour enfants, ainsi qu’à l’empoisonnement à l’aconitine.

Rapport annuel pancanadien 2021 des centres antipoison

Principales conclusions

  • En 2021, les centres antipoison du Canada ont traité 210 043 cas d’exposition.
  • Environ le tiers des cas d’exposition concernaient un enfant âgé de 5 ans et moins.
  • La majorité des cas d’exposition (67,5 %) étaient des incidents involontaires.
  • Les cas soupçonnés d’exposition liés à un empoisonnement volontaire pour se causer du tort ont augmenté de 18 % par rapport à 2020.
  • Les substances en cause les plus fréquentes étaient les analgésiques et les produits d’entretien ménager.
  • Les données et l’expertise des centres antipoison ont orienté les travaux d’élaboration des politiques et les mesures réglementaires. Elles ont également permis de repérer rapidement des risques émergents et ont mené à la publication de cinq avis publics portant sur les risques associés aux colorants pour flamme, aux produits de nettoyage, à l’acétaminophène, à l’ivermectine et aux produits de cannabis non réglementés.

Rapport annuel pancanadien 2020 des centres antipoison

Principales conclusions

  • En 2020, les centres antipoison du Canada ont traité 215 589 cas d’exposition.
  • Plus du tiers des cas d’exposition concernaient un enfant âgé de 5 ans et moins.
  • La majorité des cas d’exposition (74,5 %) étaient des incidents involontaires.
  • Les centres antipoison ont pris en charge 30 331 cas d’exposition liés à un empoisonnement volontaire pour se causer du tort.
  • Les substances en cause les plus fréquentes étaient les analgésiques et les produits d’entretien ménager.
  • Les données et l’expertise des centres antipoison ont contribué à la publication de plusieurs documents, dont « Synthèse des preuves en matière de prévention des empoisonnements au Canada », ainsi qu’à des modifications de politiques concernant l’emballage des désinfectants pour les mains et la limite de cyanure dans les noyaux d’abricot.

Statistiques nationales sur l’empoisonnement

Étant donné que les centres antipoison sont financés par les provinces, chaque province a des exigences et des formats de déclaration différents. À l’heure actuelle, aucun ministère du gouvernement fédéral ne conserve ni ne communique de statistiques nationales sur les empoisonnements, à l’exception de ceux ayant causé un décès.

En 2020, Parachute, l’organisme de bienfaisance national canadien qui se consacre à la prévention des blessures, et le Centre de prévention des blessures de l’Université de l’Alberta ont coécrit la Synthèse des preuves en matière de prévention des empoisonnements au Canada. Les centres antipoison ont travaillé en étroite collaboration avec les auteurs du rapport, qui offre le meilleur tableau actuel – bien que non complet – des informations sur les empoisonnements au Canada.

Notre mandats :

Historique de la réponse antipoison au Canada

L’accès aux informations sur les produits : un défi majeur

Lorsque le programme canadien antipoison a été mis sur pied en 1957, les formules de médicaments brevetés et exclusifs étaient enregistrées auprès de la Direction des aliments et drogues, qui était alors fédérale. Pour des raisons de confidentialité, seules certaines informations étaient communiquées à un médecin sur demande directe ou en cas d’urgence. En 1965, aucune réglementation n’autorisait la communication d’informations sur les produits aux centres antipoison.

Pour faire face à ce problème, Santé et Bien-être social Canada a collaboré avec l’industrie et les fabricants pour établir un mécanisme volontaire de collecte et de distribution des formules de produits aux centres antipoison. La base de données des produits du gouvernement fédéral a été maintenue et distribuée jusqu’en 1986, date à laquelle le programme a été supprimé.

En 1988, cette responsabilité a été confiée à la Société canadienne de pédiatrie (SCP), qui a accepté de recevoir les formules de produits canadiens de l’industrie et des fabricants. L’ACCAP a décidé que les besoins de ses membres seraient mieux servis en incorporant les données canadiennes dans la base de données POISINDEX basée aux États-Unis, qui était actuellement utilisée par tous les membres.

Les fichiers de données fédéraux canadiens ont été téléchargés dans le système POISINDEX et des mises à jour ont été effectuées. Fin 2005, le Centre antipoison régional d’Ottawa basé à l’Hôpital pour enfants de l’Est de l’Ontario, qui avait jusqu’alors maintenu les entrées de POISINDEX, a fermé. Depuis, seule une quantité limitée d’informations canadiennes a été envoyée pour être incluse dans POISINDEX.

Certaines entreprises canadiennes, principalement industrielles, soumettent leurs informations sur les produits au Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, basé à Hamilton (Ontario), qui gère une base de données sur les produits potentiellement toxiques utilisés sur les lieux de travail.